
Etant donné qu'il n'y a pas de définition officielle, on ne peut pour le moment se baser que sur les exemples qui ont vu le jour jusqu'à présent.
La comparaison entre les applications web 2.0 et celles qu'elles sont censées remplacer devrait vous permettre de cerner les avancées du 2.0.
De grandes avancées en termes d'ergonomie : fluidité, défilement, zoom, carte satellite, etc.
Système collaboratif de gestion de favoris en ligne. Possibilité de publication sur son weblog, de syndication, d'importation/exportation.
Ergonomie très améliorée, intégration des flux de syndication, exploitation d'API tierces, etc.
Le contenu est créé et auto-régulé par les utilisateurs. Les mises à jour se font en temps réel.
flickr, gmail, technorati, backpack, youtube, pandora, writely, odeo, meebo, zlio, etc.
A l'aune des exemples que nous avons vus, nous pouvons dégager quelques grandes tendances des sites web 2.0 :
A noter que ces caractéristiques ne sont ni obligatoires, ni exclusives.
des questionnements naissants sur les atteintes possibles à la vie privée
- Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie).
- Les utilisateurs fournissent les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie).
- Les utilisateurs construisent l'application (qui appartient ensuite à la compagnie).
- Les utilisateurs payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d'utiliser l'application qu'ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu'ils ont fournit.
- Source : Edward Bilodeau
La plupart des applications web 2.0 remettent en cause des principes fondamentaux d'Internet
En fait, on rencontre les mêmes problèmes que les applications en Flash (quelle valeur ajoutée, d'ailleurs ?)
Pour tenter d'y voir plus clair dans tout ceci, on peut tenter de différencier 2 types d'applications du web 2.0
En désactivant Javascript sur son navigateur, on se rend bien compte que les applications de la deuxième catégorie rencontrent les problèmes cités précédemment.
En voulant faire du navigateur une plate-forme concurrente des applications de bureau traditionnelles, le web 2.0 met peut-être la charrue avant les bœufs.
En effet, le web 2.0 se donne comme objectif ultime de passer d'une logique de document à celle d'application web. Cela n'a rien d'anodin. On utilise les mêmes technologies (XHTML, CSS, DOM, JS) mais on est dans une logique complètement différente de l'esprit d'origine dans lequel elles ont été conçues.
Le web 2.0 tel qu'on le connaît aujourd'hui pourrait donc n'être qu'un période de transition, avec des technologies et des usages immatures.
Le "vrai" web 2.0 verra-t-il le jour avec des technologies comme XUL, XAML ou autres ?
Merci de votre attention. Des questions ?