Voir le Web autrement
Montréal, le 20 octobre 2005
« Ce fut un moment que je n'hésite pas à qualifier d'historique, parce que j'ai la conviction profonde que sous le couvert d'une musique trop forte et d'un band impatient de monter sur scène, une vingtaine de personnes se sont donné ce soir-là les moyens de concrétiser leurs aspirations.[1] »
Le 6 février 2003[2], une vingtaine de personnes passionnées par les technologies de l'information se rencontraient dans un pub irlandais sur la rue Crescent pour le premier meet-up[3] montréalais sur les standards Web. Dès le premier instant, la nécessité de favoriser un effort soutenu pour la promotion des normes, des bonnes pratiques et de l'accessibilité du Web au Québec s'imposait et c'est ainsi que la cause d'un Web meilleur trouvait là, au sein de cette assistance, ses plus fervents défenseurs.
Au fil des mois, le collectif s'est développé et fait connaître sous le nom de W3Québec, s'adjoignant de nombreux collaborateurs et ne reculant devant aucune occasion pour promouvoir les ressources et les connaissances pouvant soutenir les divers acteurs engagés dans le domaine. Ces premières expériences ont permis au collectif de constater l'importance des besoins et de réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour y répondre.
Un an et demi plus tard, soit le 27 septembre 2004, le W3Québec tenait son assemblée de fondation. Par ce geste, le W3Québec prenait l'engagement ferme auprès de ses membres et de la société québécoise de « mettre en lumière les enjeux stratégiques, technologiques, économiques et sociopolitiques liés à l'utilisation des technologies de l'information et faire connaître la valeur ajoutée des normes, standards et bonnes pratiques à tous les décideurs, acteurs et professionnels du milieu. »
La première année d'incorporation du W3Québec fut très chargée, l'organisation étant appelée à veiller aux activités courantes tout en mettant en place une infrastructure de gestion. Outre la réalisation de deux études portant sur le niveau d'accessibilité des sites finalistes de l'indice Secor et des OCTAS, notons également l'exercice de planification stratégique avec les membres du W3Québec, la refonte du site Web, le maintien d'un wiki, le développement d'une offre de formation, la tenue de 10 rencontres mensuelles publiques, la participation à plusieurs événements publics, la collaboration à des comités de travail, ainsi que la production et la diffusion de connaissances sur les problématiques liées au développement, à la normalisation et à l'accessibilité du Web.
De plus, il importe de souligner que le W3Québec a pu compter sur la participation enthousiaste de plusieurs membres et sympathisants qui ont su relever les défis et permettre à l'organisation d'accomplir beaucoup avec très peu de moyens financiers. Bien que dans ce genre de listes quelques noms soient parfois oubliés, soulignons notamment la collaboration de Catherine Saguès, Benoît Meunier, Yan Morin, Clément Hardoüin, Laure Boucher, Christian Aubry, Patrick Tanguay, Yannick Pavard, ainsi que tous les membres ayant participé aux rencontres de planification stratégique, bravant le froid des samedis matins pour réfléchir collectivement à l'avenir du W3Québec.
Les pages qui suivent fournissent donc des informations sommaires sur les principales activités réalisées au cours de l'exercice 2004–2005, première année d'existence officielle du W3Québec. Pour de plus amples informations, on peut consulter les procès-verbaux des rencontres publiques et du conseil d'administration.
Rappelons que le 27 septembre 2004, les personnes suivantes ont été élues au conseil d'administration du W3Québec :
Le conseil d'administration a tenu 10 réunions pour l'exercice se terminant le 31 août 2005 (on peut consulter les procès-verbaux en ligne[4]). Il a traité des affaires courantes de la corporation, organisé les rencontres mensuelles, géré les finances, soutenu l'exercice de planification stratégique, répondu aux diverses demandes adressées au W3Québec, qu'il s'agisse de besoins de formation, de représentations, etc.
Le conseil d'administration a également confié des mandats spécifiques à certains membres afin de l'épauler dans différentes activités de développement ou de communication :
Le conseil d'administration a aussi conclu une entente de partenariat avec AccessibilitéWeb à l'égard d'une offre de services complémentaires. Ainsi, le W3Québec investira ses efforts dans l'offre de formations portant sur les normes et l'accessibilité Web et AccessibilitéWeb œuvrera dans le secteur de services d'évaluation, de certification et de consultation en accessibilité.
À la suite d'une résolution du conseil d'administration en date du 13 janvier 2005, un compte bancaire a été ouvert à la Banque de Montréal[5] au nom du W3Québec. La trésorière a assuré la gestion financière des cotisations des membres et des autres revenus liés à la formation, et la tenue de la comptabilité de l'organisation.
Au cours de l'année 2004-2005 se terminant le 31 août 2005, le W3Québec a élaboré des formations portant sur le HTML, le CSS et l'accessibilité Web. Ces formations ont été offertes à la Société Radio-Canada les 31 mai, 7 et 14 juin derniers. De plus, une entente de formation sur l'accessibilité a été conclue avec le Centre St-Pierre (cette formation sera offerte en novembre 2005). Notons aussi une rencontre avec Monsieur Jacques Nantel du HEC afin d'explorer la possibilité que le W3Québec puisse rencontrer les futurs décideurs de l'industrie dans le cadre de leurs formations.
Le responsable des formations a élaboré une première ébauche d'une politique d'offre pédagogique afin d'outiller le conseil dans le développement de ces services.
Afin de mettre en lumière les enjeux liés à l'accessibilité du Web, le W3Québec a effectué deux études[6] sur l'accessibilité des projets d'intérêt public qui figuraient parmi les finalistes de l'indice SECOR en avril 2005 et ceux des OCTAS en juin 2005.
Au cours de l'année, W3Québec a participé à plusieurs événements publics[7] afin de sensibiliser différents acteurs sur les enjeux de la normalisation et de l'accessibilisation du Web.
W3Québec a également effectué une refonte complète de son site Web, émis 12 communiqués de presse[8], produit 5 traductions françaises[9] de textes portant sur les normes et bonnes pratiques du Web, géré une liste de discussion publique[10] et une liste réservée aux membres, assuré le maintien et l'enrichissement des contenus sur le wiki[11] et créé un canal IRC[12].
Pour l'année 2004-2005, le W3Québec a obtenu l'adhésion[13] de 37 membres individuels, 5 membres entreprises et 2 membres OSBL.
Dix rencontres mensuelles[14] ont été tenues au cours de l'exercice pour faire le suivi avec les membres et sympathisants sur les affaires courantes de la corporation. De plus, à partir de janvier 2005, les rencontres mensuelles ont accueilli des conférences portant sur différents sujets liés aux intérêts des membres. Plus particulièrement :
De plus, signalons qu'une entente a été conclue en juillet 2005 avec le CRIM[15] pour la tenue des rencontres mensuelles du W3Québec dans ses locaux. La rencontre publique d'août fut télédiffusée à Québec, une formule qui a été retenue pour l'avenir afin de faciliter la participation des membres et sympathisants vivant dans cette région.
Finalement, mentionnons l'exercice de planification stratégique[16] entrepris par les membres et le conseil d'administration. Cette démarche, qui visait à déterminer les objectifs à moyen et long termes de l'organisme et les moyens à mettre en œuvre afin d'actualiser ces objectifs, a donné lieu à la tenue de sept rencontres, lesquelles ont permis l'élaboration d'une proposition qui sera soumise aux membres lors de l'Assemblée générale annuelle du 21 novembre 2005.
Le W3Québec a été invité à siéger au conseil d'administration de Communautique[17] et à deux comités de travail afin d'alimenter ces entités sur les questions liées à la normalisation et à l'accessibilisation du Web et des technologies de l'information.
Le président représente le W3Québec au sein du conseil d'administration de Communautique et participe aussi aux travaux du Comité d'étude sur la démocratie en ligne (CEDEL).
La vice-présidente représente le W3Québec au sein du Comité sur les technologies de l'information de l'Institut de coopération sur l'éducation des adultes (ICEA[18]).
[1] Denis Boudreau, Cybercodeur, http://www.cybercodeur.net/weblog/commentaires/detailsCarnet.php?idmessage=207.
[2] Idem, http://www.cybercodeur.net/weblog/commentaires/detailsCarnet.php?idmessage=209.
[3] http://www.meetup.com/ (un service Web, jadis gratuit, facilitant l'organisation de rencontres locales sur une diversité de sujets).
[4] http://www.w3qc.org/procesverbaux/ca/.
[5] Succursale Université & René-Lévesque (#0230).
[6] http://www.w3qc.org/veille/.
[7] http://www.w3qc.org/conferences/.
[8] http://www.w3qc.org/communiques/.
[9] http://www.w3qc.org/ressources/traductions/.
[10] http://listserver.dreamhost.com/pipermail/public-w3qc.org/.
[11] http://www.w3qc.org/wiki/index.php?title=Accueil.
[12] irc://irc.freenode.net/#w3qc.
[13] http://www.w3qc.org/membres/.
[14] http://www.w3qc.org/procesverbaux/publiques/.
[16] http://www.w3qc.org/wiki/index.php?title=PLANIFICATION_STRAT%C3%89GIQUE.
[17] http://www.communautique.qc.ca.
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